Originaire du Nord, fils d’agriculteur et diplômé d’un Master en gestion, Thibaut Henrion n’était pas exactement prédestiné à devenir vigneron, et encore moins dans le Maine-et-Loire. C’est finalement à la suite de plusieurs (heureux) hasards que notre adhérent s’est lancé dans la culture de la vigne et la production de vin, apprenant tout ce qu’il faut savoir sur le tas, au fil des millésimes et des rencontres.
Avec son œil neuf et sa solide expérience en gestion d’entreprise, Thibaut Henrion aborde la viticulture différemment sur bien des aspects, mais avec les mêmes valeurs et engagements que ceux que portent tous les adhérents Terra Vitis.
Découvrez son quotidien de vigneron Terra Vitis dans la Loire dans ce portrait !
Le terroir sur lequel est implanté le domaine de la Treille est notamment remarquable par ses caractéristiques géologiques. Les vignes de la Treille se déploient en effet précisément sur une faille géologique marquant la transition entre deux ensembles bien distincts : le Bassin parisien et ses sols majoritairement argilo-calcaires d’un côté, et le Massif armoricain, caractérisé par des sols à tendance granitique, de l’autre.
Au-delà de marquer la transition entre deux ensembles géologiques, cette faille marque aussi le passage de l’Anjou blanc, ou Saumurois, sur le Bassin parisien et l’Anjou noir, sur le Massif armoricain.
En conséquence, les raisins qui poussent sur ces terres, officiellement dans l’appellation Anjou, ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux qui poussent au cœur du terroir de l’AOC. Les vins de Thibaut Henrion dévoilent de belles notes fruitées, fines et élégantes, en particulier sur son Anjou blanc, qui a gagné plusieurs médailles ces dernières années.
Issu d’une famille d’agriculteurs installée dans le nord de la France, Thibaut Henrion est devenu vigneron dans le Maine-et-Loire par hasard. Tombé amoureux de la région pendant ses études à Angers, c’est vers elle qu’il est retourné lorsqu’il a souhaité prendre la tête d’une exploitation, céréalière au départ.
Diverses circonstances l’ont finalement conduit à la rencontre de la vigne et du vin, un monde nouveau qui l’a touché et lui a donné envie de s’y installer. C’est notamment la possibilité “d’aller un peu plus loin que de simplement livrer une benne à la coopérative et repartir, sans savoir ce qu’il advient du produit ; le fait de transformer le produit jusqu’au bout, complètement” qui lui a vraiment plu.
Et si le hasard n’est pas pour rien dans la reconversion de Thibaut Henrion, ce dernier ne lui laisse pour autant aucune latitude en matière de gestion du domaine. Fort de ses études et de ses expériences professionnelles en banque, assurance et commerce, il dispose en effet de solides compétences de direction, qui lui permettent de développer le domaine de la Treille tout en apprenant ce qu’il doit savoir de la vigne et du vin sur le terrain. D’ailleurs, ce fonctionnement très cadré est toujours une surprise pour les professionnels de la filière qu’il côtoie, qu’il s’agisse de ses salariés ou de collègues vignerons : “Je sais que mes salariés sont toujours un peu surpris de mon fonctionnement… Maintenant ils sont habitués, mais au début, ils ont été un peu surpris par l’anticipation de tout ce qui se passe. La machine à vendanger, par exemple, est prête depuis deux mois, l’équipe de vendangeurs est déjà prête aussi, et je sais que, par rapport aux voisins, c’est toujours surprenant que j’aie trois mois d’avance”.
Aujourd’hui, c’est épaulé par 4 salariés et un œnologue indépendant qu’il crée les vins du domaine de la Treille, et il cherche à embaucher un chef de culture ou un chef de cave pour le seconder au quotidien.
Le domaine de la Treille est certifié Terra Vitis depuis 2001 et Thibaut Henrion a fait le choix de poursuivre dans cette direction lorsqu’il s’y est installé en 2014. Pour lui, cette démarche était tout simplement sensée, et cohérente avec sa propre vision d’une exploitation viticole.
Il a ensuite décidé de la compléter par la certification HVE en 2016, principalement pour les grandes cultures qu’il a conservées sur le domaine en parallèle des vignes, et par le label bio enfin. Cependant, il considère que, des trois, c’est bien Terra Vitis la plus intéressante puisque la plus complète : “dans les autres, on ne parle pas d’écoconception, on ne parle pas de recyclage, on ne parle pas de consommation d’eau ou d’électricité, on ne parle pas des conditions de travail…”
D’ailleurs, quand on lui demande quelle est sa vision de la viticulture durable, sa réponse résonne avec cette ambition de globalité :
« Pour moi, c’est toujours se poser la question, avant de faire quelque chose : est-ce vraiment nécessaire ? Quel va être l’impact de cette décision sur tous les plans ? Quand je fais quelque chose, j’essaie toujours de me poser cette question-là, quelle est concrètement l’utilité de cette action ?”
En un peu plus de 10 ans, Thibaut Henrion a eu le temps de mettre en place différentes bonnes pratiques encouragées par Terra Vitis au domaine de la Treille ; en voici quelques-unes :
La réalisation d’un bilan carbone pour l’exploitation : en 2022, Thibaut Henrion a fait réaliser un bilan carbone pour son exploitation, qui lui a permis de mettre en évidence les postes les plus impactants au domaine. Sans surprise, ce sont les bouteilles qui sont responsables d’une majorité des émissions (55 % exactement), Thibaut Henrion a donc lancé une réflexion globale sur les packagings, toujours en cours aujourd’hui.
Un chai éco-responsable et accueillant : lorsqu’il a dû construire un nouveau chai, Thibaut Henrion a fait en sorte qu’il soit le moins énergivore possible en privilégiant l’isolation et en installant une cuve de récupération des eaux de pluie, qu’il utilise aujourd’hui lors des traitements et pour le lavage du matériel. Il a également installé des panneaux solaires sur son bâtiment. En plus des aménagements visant à rendre le bâtiment performant, Thibaut Henrion a aussi fait en sorte qu’il soit confortable pour ses usagers, en installant une salle de repos agréable, des vestiaires avec des douches, etc.
La préservation de la biodiversité et de la fertilité des sols : dès son arrivée sur le domaine, Thibaut Henrion a opté pour des engrais verts et s’est rapidement attelé à préserver ou favoriser la biodiversité du domaine en installant des gîtes à chauve-souris et nichoirs à mésanges via Terra Vitis, en plantant une dizaine de kilomètres de haies, etc.
Après plusieurs années rythmées par des projets d’envergure, Thibaut Henrion se laisse quelques mois de répit avant de relancer cette dynamique. Dans le même temps, il est à la recherche d’un ou d’une chef(fe) de culture ou de cave pour le seconder sur l’exploitation au quotidien.
Vous êtes de passage dans le beau Pays de la Loire ? Retrouvez tous les domaines et caves coopératives certifiés Terra Vitis ouverts au public sur notre guide de l’œnotourisme durable.
De quoi en apprendre un peu plus sur le riche patrimoine viticole de cette région, entre châteaux et cours d’eau !
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
L’Anjou blanc à l’apéritif avec un beau plateau de crudités bien fraîches, comme le vin !
Domaine de la Treille
8 les Hauts Mousseaux
49260 Saint-Macaire-du-Bois
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Tous droits réservés Terra Vitis 2025 / Mentions Légales / Foire aux Questions / Une réalisation ESPRIT DE GRÂCE et La Sublimerie