Consacrée cette année à l’alimentation durable, la Semaine européenne du développement durable 2026 est l’occasion d’inviter la transition écologique dans nos assiettes, mais aussi dans nos verres ! En effet, consommer en voulant préserver l’environnement et notre santé aujourd’hui et demain implique une démarche globale associant alimentation durable et vin responsable. Mais comment composer un menu durable jusqu’au choix de la bouteille ? Découvrez 8 bons réflexes à adopter, les accords mets et vins durables d’un chef cuisinier engagé et les actions menées par Terra Vitis.
À RETENIR :
l’alimentation durable repose sur 4 piliers : respect de l’environnement, accessibilité budgétaire, rémunération juste des producteurs et préservation de la santé des consommateurs.
Préparer un repas durable implique d’associer des choix et pratiques alimentaires de l’assiette au verre : produits locaux et de saison, labellisés ou certifiés, cuisine anti-gaspi et faite maison, contenants plus écologiques et juste prix. Car effectivement, le vin fait partie d’une alimentation qui se veut responsable : son impact s’évalue sur tout le cycle de vie, de la vigne à la bouteille.
Sommaire :
Alimentation durable et vin : de l’assiette au verre, quels choix privilégier ?
C’est quoi un repas durable, concrètement ?
Pourquoi le vin fait-il partie des enjeux d’une alimentation durable ?
Alimentation durable et vin : comment Terra Vitis participe activement ?
Alimentation durable : de quoi parle-t-on exactement ?
Qu’est-ce que l’alimentation durable ?
L’alimentation durable implique des modes de consommation et de production visant à nourrir l’humanité en quantité et en qualité suffisante, tout en respectant l’environnement, en restant accessible pour les consommateurs et en étant rémunératrice pour les acteurs de la chaîne alimentaire.
Quels sont les 4 piliers de l’alimentation durable ?
Selon la FAO (l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’alimentation durable repose sur 4 piliers fondamentaux :
- Pilier social : garantir l’accès à tous d’une alimentation répondant aux besoins nutritionnels au quotidien.
- Pilier environnemental : respecter l’environnement, en économisant les ressources en eau, en limitant les émissions de gaz à effet de serre…
- Pilier économique : être abordable financièrement et rémunérer les producteurs à leur juste valeur pour assurer la viabilité de leurs exploitations.
- Pilier sanitaire : préserver la santé des populations actuelles et futures.
À RETENIR :
une alimentation durable doit être socialement accessible, respectueuse de l’environnement, économiquement équitable et favorable à la santé.
Les chiffres clés de l’alimentation en France
- 25 % de l’empreinte carbone des Français provient de l’alimentation 1
- 67 % de cette empreinte concerne la phase de production agricole 2
- Environ 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées en France chaque année 1
Au vu de ces chiffres, l’alimentation représente l’un des enjeux majeurs du développement durable à la croisée des défis environnementaux, sociaux, économiques et sanitaires.
Or, chaque consommateur peut agir à son échelle en adoptant une alimentation plus responsable. C’est justement l’un des messages clés de la SEDD !
C'est quoi un repas durable, concrètement ?
Pour préparer un repas durable, vous pensez qu’il “suffit de manger bio” ? Détrompez-vous ! En plus des choix alimentaires, d’autres facteurs sont à prendre en compte.
Voici les 8 réflexes à adopter si vous voulez intégrer une cuisine plus responsable dans votre quotidien.
1. Consommez en tenant compte de la saisonnalité
Premier conseil donné par le chef cuisinier lyonnais Grégory Cuilleron, partenaire de Terra Vitis durant la SEDD, pour cuisiner durablement : “Respecter la saison !”.
Non seulement opter pour des fruits et légumes de saison vous coûtera moins cher, mais ce choix vous permettra également de réduire l’impact environnemental de votre alimentation.
Lorsque vous faites vos courses, gardez à l’esprit que les pêches ou tomates proposées en plein hiver ont poussé dans des serres chauffées ou dans des pays lointains…
Quels sont les fruits et légumes de saison en France ?
Notre tableau non exhaustif pour vous aider
Saison | Légumes | Fruits |
Printemps | Asperge, petit pois, radis, artichaut, épinard… | Fraise, cerise, rhubarbe… |
Été | Tomate, courgette, aubergine, poivron, concombre, haricot vert, artichaut… | Abricot, pêche, nectarine, melon, pastèque, figue, raisin, mûre, framboise… |
Automne | Potiron, potimarron, courges, poireau, chou, endive, épinard, betterave, carotte… | Pomme, poire, raisin, châtaigne, noix, coing, kaki… |
Hiver | Poireau, endive, chou, carotte, navet, mâche, céleri, panais, salsifis… | Kiwi, pomme, poire, orange, citron, clémentine… |
A noter : certains produits, comme le raisin ou la pomme, sont disponibles sur plusieurs saisons selon les variétés et les régions.
2. Favorisez les produits locaux et les circuits courts
Autre pratique de bon sens (mais qu’il est toujours bon de rappeler) pour une cuisine durable : acheter local. Il s’agit d’éviter les produits importés dont l’acheminement sur de longs trajets (par bateau, avion…) génère de fortes émissions de gaz à effet de serre.
A l’inverse, en achetant des aliments produits près de chez vous, vous participez à réduire l’empreinte carbone liée au transport.
LE CONSEIL BONUS :
n’hésitez pas à vous rendre dans les fermes environnantes proposant de la vente directe ! Cette démarche en circuit court remplit plusieurs critères de l’alimentation durable : une meilleure rémunération des producteurs, l’accès à des produits frais et la réduction des distances parcourues.
3. Privilégiez le fait maison et les protéines d’origine végétale
Cuisiner durable implique de modérer autant que possible sa consommation de produits transformés (contenant des additifs, etc.) et de protéines d’origine animale (responsables d’émissions de GES).
Attention, il n’est pas question de devenir végétarien comme l’explique le chef Grégory Cuilleron : “Pour moi, l’alimentation durable n’est pas du tout une cuisine végétarienne. C’est bien de faire attention à ne pas manger trop [de viande], mais [il faut] surtout mieux la choisir”. C’est-à-dire miser sur la qualité, la proximité et l’éthique des éleveurs.
À RETENIR :
cuisiner soi-même et rééquilibrer les apports dans son régime alimentaire en diminuant les protéines animales au profit des protéines végétales, c’est un pas de plus vers une alimentation raisonnée.
4. Appuyez-vous sur des labels et certifications
Ce n’est pas une surprise : un repas durable repose sur des aliments sains et respectueux de l’environnement.
Cela se traduit par des exigences fortes :
- Une agriculture raisonnée plutôt qu’intensive
- La préservation des ressources naturelles et de la biodiversité
- Des modes de production limitant les intrants (produits phytosanitaires, fertilisants…) nuisibles pour notre santé et la nature
- Des pratiques responsables mises en œuvre sur les exploitations agricoles : biodynamie, agroécologie…
- Des élevages attentifs au bien-être animal…
Sélectionner des produits labellisés ou certifiés vous garantit le respect de cahiers des charges stricts et d’orienter vos choix vers des produits agricoles plus responsables.
5. Limitez le gaspillage alimentaire
Le mot d’ordre de la cuisine durable d’après Grégory Cuilleron, c’est “cuisiner en bonne quantité” pour consommer mieux, mais moins.
Concrètement, comment le mettre en place au quotidien ? En adoptant de bonnes pratiques pour lutter contre le gaspillage alimentaire :
- Misez sur la qualité plutôt que sur la quantité, en achetant juste ce qu’il faut, en préparant une liste de courses…
- Faites attention aux dates de péremption.
- Utilisez des méthodes de conservation efficaces.
- Imaginez des recettes anti-gaspi avec du pain sec ou des légumes flétris et cuisinez les restes pour ne rien jeter.
En limitant les pertes alimentaires, vous préservez votre pouvoir d’achat, réduisez votre empreinte écologique et redonnez du sens à votre consommation.
LE SAVIEZ-VOUS ?
selon les chiffres de l’ADEME en 2023, chaque français jette environ 61 kg de déchets alimentaires par an dont 19 kg de nourriture encore consommable.
6. Payez le juste prix
Préparer un repas durable, c’est aussi accepter d’acheter des aliments garantissant une rémunération équitable des producteurs (agriculteurs, viticulteurs…).
Payer un peu plus cher, c’est souvent la contrepartie d’une prise en compte des coûts de production réels et d’une meilleure valorisation de leur travail.
7. Pensez au contenant
En matière d’alimentation durable, faire attention au contenu de votre assiette, c’est bien. Mais cela ne suffit pas !
Veillez également à privilégier des produits sans suremballage ou des solutions à plus faible impact environnemental : verre allégé, achat en vrac, contenants réutilisables ou consignés…
8. N’oubliez pas la boisson
Un repas durable ne s’arrête pas à l’assiette. Le choix de la boisson compte tout autant : jus de fruits issus de l’agriculture biologique et produits localement, thés et cafés équitables, vins durables Terra Vitis (certification de viticulture responsable)…
À RETENIR :
“Un repas durable, c’est ce que j’appellerais une cuisine de bon sens” revendique le chef Grégory Cuilleron.
Pourquoi le vin fait-il partie des enjeux d’une alimentation durable ?
Un menu durable jusqu’au choix du vin
Vous avez choisi des aliments répondant aux critères d’une cuisine durable, c’est un (très) bon début !
Mais vous l’avez compris : pour composer un menu 100 % durable, il faut poursuivre cette logique jusqu’au verre.
Le bon réflexe est alors de valoriser les produits cuisinés (bio, locaux, en bonne quantité…) en sélectionnant un vin certifié durable.
BON À SAVOIR :
la certification Terra Vitis est la seule reconnue à l’échelle nationale par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation pour une viticulture responsable intégrant les 3 piliers du développement durable.
Vin responsable : les enjeux de la filière vitivinicole
Pour inscrire le vin dans une démarche d’alimentation responsable, les enjeux pour les acteurs de la filière ne se limitent pas à adapter leurs pratiques vitivinicoles aujourd’hui et demain.
En effet, les professionnels mobilisés doivent appliquer une démarche globale de viticulture responsable et durable pour :
- Protéger au mieux l’environnement.
- Garantir la qualité, la sécurité et la traçabilité des vins produits.
- Proposer de bonnes conditions de travail aux salariés de leur domaine.
- Assurer la pérennité de leur activité.
Autant d’engagements faisant écho aux piliers de l’alimentation durable et respectés par les viticulteurs certifiés Terra Vitis !
L’empreinte carbone du vin : les chiffres à retenir
Étape du cycle de vie du vin | Part estimée de l’empreinte carbone |
Conditionnement (bouteille, emballages) | 40 à 50 % |
Viticulture | 15 à 20 % |
Distribution | 15 à 20 % |
Vinification | Environ 10 % |
L’ordre de grandeur de l’empreinte carbone du vin en France sur tout son cycle de vie est de 1 kg à 1,5 kg CO2eq/L de vin, soit environ 0,75 à 1,1 kg CO2eq pour une bouteille de 75 cl. Concrètement, l’empreinte carbone d’une bouteille de vin équivaut à quelques kilomètres en voiture thermique. A l’échelle de la consommation annuelle de vin en moyenne pour chaque Français, cela représente 350 km parcourus.
Source : IVF/OIV, 2024
BON À SAVOIR :
les adhérents Terra Vitis s’engagent en mettant en œuvre des solutions plus écoresponsables comme l’écoconception : bouteilles en allégées ou consignées, carton en kraft naturel…
Pour aller plus loin, découvrez le poids réel du packaging dans l’empreinte carbone du vin.
Quels critères pour choisir un vin durable ?
Pour choisir un vin durable, tenez compte des 4 critères suivants :
- Repérez à l’avant ou à l’arrière de la bouteille les labels et certifications garants d’une démarche de viticulture responsable (comme la certification Terra Vitis).
- Renseignez-vous sur les pratiques de production mises en place sur l’exploitation: valorisation des déchets verts, lutte naturelle contre les maladies, sobriété énergétique…
- Regardez au-delà du seul contenu de la bouteille : emballage (Bag In Box, canette, bouteille en verre allégée…), transport…
- Privilégiez le circuit court et l’approvisionnement local quand c’est possible.
Quelle différence entre vin bio et vin durable ?
Un vin biologique est certifié par un cahier des charges européen strict qui interdit les produits de synthèse à la vigne et limite les intrants en vinification, tandis qu’un vin durable s’inscrit dans une démarche globale incluant l’environnement, l’économie et l’humain, comme l’atteste la certification Terra Vitis.
Pour en savoir plus : découvrez notre article détaillant les principales différences entre vin bio, responsable, naturel, biodynamique, durable…
Alimentation durable et vin : comment Terra Vitis participe activement ?
Accord mets & vins durable : notre partenariat avec un chef engagé
A l’occasion de la SEDD 2026, Terra Vitis s’est associé au chef Grégory Cuilleron pour imaginer des accords entre alimentation durable et vin responsable.
Des produits locaux, des recettes créatives, des vins certifiés… Laissez-vous inspirer par ces 3 associations gourmandes, pensées pour faire rimer plaisir gustatif et consommation durable !
POURQUOI CETTE COLLABORATION ?
Le choix du vin, son mode de production et les pratiques mises en œuvre pour limiter son impact comptent également.
À travers cette collaboration, Terra Vitis souhaite montrer que durabilité et plaisir peuvent se conjuguer autour d’une même table, en valorisant les produits locaux, de saison et les savoir-faire engagés.
Cette démarche s’inscrit plus largement dans une réflexion autour de la consommation responsable, qui invite à mieux choisir, à privilégier la qualité et la saisonnalité, mais aussi à consommer avec modération. Une façon de rappeler que plaisir, convivialité et responsabilité peuvent aller de pair.
Accord 1 : un vin blanc de Bourgogne pour un gravlax de truite
Le vin : Montagny 1er Cru – Cuvée Lison – Château de Buxy (Laurent Cognard), Chardonnay vinifié et élevé pour moitié en amphore en grès.
Le plat : Gravlax de truite accompagné d’une royale de butternuts et de pickles de girolles.
Accord 2 : un vin rouge du Languedoc pour une recette végétarienne d’inspiration étrangère réalisée à partir de produits locaux
Le vin : AOC Grés de Montpellier – Château de l’Engarran (Diane Losfelt), assemblage Syrah, Grenache et Mourvèdre.
Le plat : Aubergine poêlée avec une préparation à base de miel, de vinaigre et d’ail, accompagnée d’un houmous de fèves et d’une sauce au yaourt à l’huile d’olive.
Accord 3 : un crémant du Jura pour un dessert anti-gaspi
Le vin : AOC Crémant du Jura – Domaine Baud (Clémentine et Bastien Baud), assemblage Chardonnay et Savagnin
Le plat : Pancakes composés pour moitié de pain sec et d’un sirop à base de miel et vin rouge accompagnés de figues du Pilat.
Accords mets et vins durables : tableau récapitulatif
Accord | Vin | Plat | Le geste durable du chef |
1. Montagny 1er Cru & truite | AOC Montagny 1er Cru – Château de Buxy, Cuvée Lison | Gravlax de truite, royale de butternut et pickles de girolles | Une truite pêchée localement (provenant de l’Isère) et des produits régionaux travaillés avec simplicité. |
2. Grés de Montpellier & aubergine | AOC Grés de Montpellier – Château de l’Engarran | Aubergine, houmous de fèves, sauce au yaourt et huile d’olive | Voyager dans l’assiette avec des produits locaux grâce à une recette inspirée de la cuisine libanaise. |
3. Crémant du Jura & pancakes | AOC Crémant du Jura – Domaine Baud | Figues du Pilat, pancakes au pain sec, sirop au miel et au vin rouge | Réutiliser le pain sec dans une nouvelle recette plutôt que de le jeter. |
Un engagement global en faveur d’une viticulture durable
Fidèle à son approche durable “de la vigne au verre”, Terra Vitis a inscrit, en 2025, l’œnotourisme durable dans son cahier des charges exigeant comprenant près de 80 points de contrôle.
Les exploitations certifiées proposant des activités œnotouristiques s’engagent à respecter une initiative durable. Parmi ces exigences figure la restauration durable, privilégiant les accords mets et vins de saison élaborés à partir de produits locaux.
Terra Vitis en chiffres
1998 : création de la certification Terra Vitis dans le Beaujolais (28 ans)
+ de 48 000 hectares de vignes certifiés
1 980 adhérents
7 régions viticoles couvertes
1 audit renouvelé annuellement par un organisme indépendant agréé ou l’association Terra Vitis locale
Notre participation au Tour des Terroirs
Chez Terra Vitis, nous jouons un rôle proactif pour accompagner les professionnels de la filière vers une viticulture plus durable.
Conscients des enjeux et convaincus par la nécessité d’agir collectivement, nous organisons ou participons régulièrement à des conférences ou des interventions pour sensibiliser les participants aux pratiques écoresponsables et aux défis à relever.
Un exemple parmi tant d’autres : en avril 2024, nous avons participé au Festival des Terroirs à Lyon avec une table ronde sur le thème « Comment consommerons-nous le vin de demain ? ».
Vin et consommation responsable : une sensibilisation au cœur de nos actions
Adopter une consommation responsable ne consiste pas uniquement à choisir des vins respectueux de l’environnement, élaborés dans de bonnes conditions pour les femmes/hommes qui les produisent et économiquement viables pour les viticulteurs. C’est aussi consommer des boissons alcoolisées de manière modérée.
C’est justement l’engagement pris par les adhérents Terra Vitis. Ils veillent à sensibiliser les visiteurs à la modération à travers différentes actions : mise à disposition d’éthylotests, affiches de sensibilisation, dégustation de boissons sans alcool (eau, jus de fruits, vins sans alcool)… Autant d’initiatives concrètes pour préserver la santé des consommateurs.
La transition vers une alimentation durable est une aventure collective. Producteurs, viticulteurs, consommateurs… Chacun a un rôle à jouer ! Alors adoptez dès aujourd’hui les bons réflexes au quotidien pour devenir, vous aussi, un acteur du changement.
FAQ
Qu'est-ce que la Semaine européenne du développement durable (SEDD) ?
La Semaine européenne du développement durable (SEDD) est un grand événement organisé chaque année en France et dans toute l’Europe pour sensibiliser aux 17 Objectifs de Développement Durable de l’Agenda 2030 adopté par l’ONU.
Elle vise notamment à encourager et valoriser les initiatives concrètes en faveur d’une transition écologique, solidaire et responsable portées par des milliers d’acteurs sociaux-économiques et de citoyens engagés.
Quand a lieu la semaine européenne du développement durable ?
Depuis 2020, la Semaine européenne du développement durable se déroule chaque année du 18 septembre au 8 octobre. Bien qu’appelé “semaine”, ce rendez-vous dure plus de 15 jours.
Créé en France en 2003, cet événement annuel s’est étendu à l’Europe en 2015. Il se tenait alors du 30 mai au 5 juin.
Pourquoi l’alimentation durable est la thématique retenue pour la SEDD en 2026 ?
En 2026, la SEDD met à l’honneur l’alimentation durable, car le thème fait écho à la Stratégie Nationale de l’Alimentation, Nutrition et Climat (SNANC), menée afin de garantir, à l’horizon 2030, une alimentation saine et durable pour tous les Français.
Cette thématique est également en lien avec l’un des Objectifs de Développement Durable (ODD 2) dédié à la lutte contre la faim, la sécurité alimentaire, l’amélioration de la nutrition et la promotion de l’agriculture durable.
L’édition 2025 était consacrée à l’adaptation au changement climatique.
Quels labels et certifications choisir pour une alimentation plus durable ?
Concernant l’alimentation, il n’existe pas de label couvrant toutes les dimensions de durabilité.
Pour les produits alimentaires, seuls le label bio (AB) et son équivalent européen Eurofeuille sont officiellement reconnus pour des pratiques agricoles à plus-value environnementale. Les labels de commerce équitable apportent, quant à eux, des garanties sur les relations économiques, les conditions sociales, et selon les référentiels, des critères environnementaux.
Côté vin, la certification Terra Vitis atteste bien d’une démarche de viticulture durable prenant en compte les 3 piliers (environnemental, sociétal et économique).
Un vin durable est-il forcément bio ?
Non, un vin durable n’est pas nécessairement bio, et inversement.
En viticulture, la durabilité couvre une démarche globale (environnementale, sociétale et économique) comme la certification Terra Vitis. Quant au vin bio, il répond à un cahier des charges européen réglementé, mais exclusivement centré sur les principes de l’agriculture biologique (interdiction d’utiliser des produits chimiques de synthèse, etc.).
Comment reconnaître un vin durable en magasin ?
Le repère le plus fiable pour identifier un vin durable en magasin est le logo de certification environnementale apposée sur l’étiquette ou la contre-étiquette de la bouteille.
Celui de Terra Vitis vous garantit la mise en œuvre d’une démarche durable et globale, de la vigne jusqu’à la bouteille.
L'alimentation durable coûte-t-elle plus cher ?
Non, pas nécessairement. Contrairement aux idées reçues, adopter une alimentation durable ne signifie pas forcément dépenser plus et peut même permettre de faire des économies.
Comme le confirme le Guide de l’ADEME 2024, il est possible de consommer mieux, sans alourdir son budget courses :
- En changeant ses habitudes alimentaires : privilégier les aliments peu transformés souvent moins coûteux, opter pour des produits bio en vrac, acheter moins mais de meilleure qualité…
- Et en réduisant le gaspillage alimentaire.